Le port de tous les espoirs

Le port de tous les espoirs

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Dans un silence tombal, la Jeunesse de Tadjourah a attendu la fin des travaux de construction depuis l’évènement appelé « Les indignés de Tadjourah », mouvement que certains ont même considéré comme avant coureur des révolutions qui secouées le Maghreb, en Afrique et partout ailleurs.
La population de la région de Tadjourah est une population majoritairement jeune, dont la plupart est éduquée, formée, déterminée. L’attente a été donc longue, mais le moment est venu de dire haut et fort que nous ne nous laisserons pas déposséder de notre droit au métier en tant que citoyens de ce pays, chez nous à Tadjourah.
Il n y a pas à expliquer le bien-fondé de cet engagement au prix de notre vie, car si Tadjourah n’a rien à nous donner, nous n’attendons rien des autres villes, même si nous savons très bien que nos compatriotes ont droit au travail chez nous si, et seulement si les habitants de Tadjourah sont servis comme il se doit.
La stratégie de bras-croisés ne fonctionne plus et fonctionnera plus, les jeunes sont dans le désœuvrement total, le chômage est à son plus haut niveau, les employés de l’Etat peuvent être comptés sur le bout de doigt. Et quand un Port est inauguré, la population attend un essor économique, des retombées économiques de l’ouverture de ce port et de la reprise des activités économiques dans le corridor Tadjourah-Balho.
Interface ouverte au monde, à l’instar des grandes villes, centres d’impulsion de la mondialisation, Tadjourah est sur le qui-vive, la jeunesse n’entend plus, n’entendra plus de rester les mains croisées dans une sorte de bénédiction qui leur vient de Dieu.
Le Port est à nous, nous invitons nos compatriotes de comprendre cette attitude protectionniste, comme il a été le cas à Aska pour Iljano, où un ingénieur a été démis de sa fonction parce qu’il n’était pas un habitant de la région alors qu’il était affecté de la Présidence de la République.
Dieu a béni le Nord, la jeunesse doit profiter de cette bénédiction ou ne plus avoir droit à l’existence, donc ; il est de notre devoir de nous préparer, démontrer notre force, qui n’est que le respect de la logique démocratique, le respect mutuel. Tadjourah respecte les autres régions, mais ne peut s’empêcher de dire la vérité à nos concitoyens : nous sommes les premiers servis, et nous le voyons aux Ports de Djibouti, la formation au port dure quelques jours et ne demandent pas des mois voire des années de formation.
Le droit à l’emploi est un droit inaliénable de tout citoyen Djiboutien, et Tadjourah dit haut et fort que nul ne pourra lui ôter ses droits.

A.Y.O

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